APPEL D’ACTION URGENTE
PÉTITION CONTRE LE PROJET DE LOI 38
ET EN FAVEUR DES ÉTATS GÉNÉRAUX SUR L’UNIVERSITÉ QUÉBÉCOISE
MAINTENANT SUR LE SITE DE L’ASSEMBLÉE NATIONALE
Malgré l’opposition générale manifestée à l’automne 2009 par la communauté universitaire, le projet de loi 38 sur la gouvernance des établissements universitaires pourrait être déposé à l’Assemblée nationale du Québec dans les prochaines semaines.
Une pétition contre le projet de loi 38 est maintenant en ligne à l’adresse qui suit :
http://www.assnat.qc.ca/petition/SignerFr.aspx?idPetition=99
Il vous faudra à peine une minute pour signer cette pétition électronique et enregistrer votre signature. Faites-le dès maintenant, même si vous avez signé une autre pétition sur ce sujet.
IL Y A URGENCE : la période de signature se termine le 6 mars.
Nous devons absolument recueillir un grand nombre de signatures. Nous vous encourageons à solliciter toutes les personnes qui partagent nos craintes et nos convictions, qu’elles appartiennent ou non à la communauté universitaire et quelle que soit leur provenance, en leur transmettant le lien vers ce site web: loi38.com
Rappelons que le projet de loi 38 du Gouvernement du Québec entend confier la direction des universités à une majorité de gestionnaires externes, oeuvrant surtout dans le secteur privé. Les orientations générales des universités et les décisions majeures, qu’elles soient d’ordre économique ou académique, refléteraient alors un esprit d’entreprise voué à la productivité et à l’atteinte de profits. Cela affecterait les valeurs et les raisons d’être de l’institution ainsi que l’ensemble de la communauté universitaire.
Ce projet de loi accentue un mouvement de privatisation et de marchandisation d’une institution de service public. Il porte atteinte aux principes de collégialité et d’autonomie qui sont fondamentaux pour l’accomplissement de la mission académique, créatrice, scientifique et sociale de l’université. De plus, il fait écran aux problèmes nombreux que subissent, depuis plusieurs années, l’institution et le milieu universitaires : manque de personnel, précarité d’emploi, diminution des services aux étudiants, réduction de l’offre de cours, manque d’espace, etc. Le sous-financement chronique a entraîné notamment des dérives financières et une compétitivité accrue entre les établissements.
Plutôt que d’adopter une loi sur la gouvernance des établissements, il s’impose de mener une réflexion approfondie sur l’université québécoise et d’établir un plan de développement à long terme. C’est pourquoi nous demandons le retrait du projet de loi 38 et la convocation d’États généraux sur l’université québécoise.
Nous devons promouvoir notre conception d’une université autonome, accessible et de grande qualité et réclamer une réflexion de fond sur l’avenir de l’université québécoise.
Cette demande est faite par la Fédération québécoise des professeures et professeurs d’université (FQPPU) conjointement avec des membres de la Table des partenaires universitaires (TPU), représentant des professeur-e-s, des chargé-e-s de cours, des employé-e-s professionnel-le-s et de soutien ainsi que des étudiant-e-s.
Pour plus de renseignements, consulter www.fqppu.org .